Perpignan : 6 000 € indûment débités du compte d'un couple d'octogénaires au bénéfice d'un illustre inconnu – L'Indépendant

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La transaction présumée frauduleuse remonte au 3 mars 2021. Deux jours plus tard, Yvette et Maurice découvrent sur le relevé bancaire de leur compte joint, consulté sur internet, que 6 000 euros se sont envolés par virement Sepa au bénéfice d'un certain Giuseppe Rico. Un homme totalement inconnu du couple perpignanais qui a déposé plainte pour escroquerie et réclame depuis le remboursement de la somme.
Depuis le mois de mars dernier le coquet appartement d'Yvette, 88 ans, et de son mari Maurice, 81 ans, ressemble à un champ de bataille. Les travaux de restauration entamés dans les deux chambres et dans la salle de bains de leur résidence principale ont dû être stoppés net. "On est même obligés de dormir sur le canapé, on tire la langue", se désole Yvette qui ne ferme plus un œil de ses nuits. Ses cauchemars la ramènent inlassablement à l'escroquerie dont le couple dit avoir été victime. 6 000 euros mystérieusement envolés de leur compte joint.
"C'était l'argent mis de côté pour payer les ouvriers", confient les époux, ainsi tenus de suspendre le chantier. Mais finalement pour mieux se consacrer à régler l'arnaque, "une escroquerie par collecte par ruse de données bancaires" selon les termes de leur plainte déposée au commissariat central de police de Perpignan le lundi 7 mars 2022. Deux jours plus tôt, Maurice a consulté son relevé bancaire sur internet. "Et là j'ai fait un bond en constatant un virement Sepa de mon compte LCL vers celui d'un certain Rico Giuseppe, un illustre inconnu", sursaute le retraité qui fonce illico à l'agence perpignanaise de cette banque dont il est client depuis plus de trente ans.
Reçu, dénonce-t-il, "comme un chien dans un jeu de quilles", il tente de porter réclamation. "Personne n'a mes codes secrets d'accès à mon espace personnel en ligne, même pas ma femme, ni nos enfants, je ne les ai écrits nulle part, je les ai seulement dans ma tête car j'ai une excellente mémoire", assure Maurice qui repart en colère de la succursale. Au guichet, on lui a affirmé que "lui et lui seul" est l'auteur du débit frauduleux daté du 3 mars précédent. Les octogénaires s'enflamment. "On ne connaît pas de Giuseppe Rico, on ne peut pas avoir eu son RIB en main, avoir rentré son Iban dans nos bénéficiaires et lui avoir fait un virement, c'est abracadabrant", fulminent-ils trois mois plus tard. 
La banque dit que c'est notre faute et refuse de nous rembourser
C'est qu'entre-temps, ils attendent toujours d'avoir gain de cause. Leur plainte de police a été transmise au procureur de la République, ils ont téléphoné à leur conseillère financière, écrit au siège national de la banque et contacté une association d'aide aux victimes, l'ADAVIP. Or, la réponse de LCL paraît sans appel. "Après analyse complète de votre dossier avec nos experts, nous avons conclu à une opération validée au moyen de vos données de sécurité personnalisées", signe un responsable clientèle. Une douloureuse précision en prime : "Ces éléments ne nous permettent malheureusement pas de donner une suite favorable à votre demande de remboursement"
Yvette et Maurice se fâchent. "Un coup, l'établissement met en cause notre bonne foi, un coup, il accuse notre ordinateur de ne pas être fiable. C'est n'importe quoi, on a un antivirus dessus qu'on paye chaque mois", riposte le couple qui a appelé ses deux fils, informaticiens de profession, à la rescousse. Et ces deux derniers s'avèrent formels. Le PC paternel est bien sécurisé. Ce qui n'exclut évidemment pas l'hypothèse d'un piratage à l'origine de l'escroquerie. "De toute façon, la banque aurait dû nous téléphoner avant de laisser passer une transaction de 6 000 euros. Elles le font toutes pour des sommes bien moindres", s'offusquent les plaignants. Ils n'imaginent pas d'autres explications à la disparition de leurs 6 000 euros qu'une cyberattaque de leur compte avec usurpation d'identité à l'appui.
"6 000 euros c'est quatre mois de ma retraite, il faut qu'on nous les rende", implore Maurice, un ancien du transport de fonds roué à la méfiance. Ex-professionnelle de santé, Yvette n'en est pas moins vigilante. "Si le problème ne se résout pas, je vais confisquer son ordinateur à mon mari, on va changer de banque, et surtout j'irais plus haut. Je vais écrire à Eric Dupond-Moretti que je connais bien", prévient la sémillante octogénaire qui se remet à peine d'une mauvaise chute "consécutive à toute cette histoire". Un malheur n'arrive jamais seul.
Contactée la banque LCL (Crédit Lyonnais) a pris le dossier du couple Chambrion en main. "On va le rouvrir pour le réexaminer. Les clients ont évidemment leur version, vous savez parfois on pense bien faire et on fait le jeu des escrocs. Nous après, on étudie donc au cas par cas les requêtes et on essaye de récupérer les fonds", assure la porte-parole de la banque.
Concernant Yvette et Maurice, "à ma connaissance, ce n'est pas une cyberattaque de notre établissement. La nouvelle étude de la transaction nous donnera des éléments de réponse précis. S'il y a eu négligence de la part du client, on ne remboursera pas car ce ne sera pas de notre responsabilité. Mais ce ne sera pas non plus de gaieté de coeur, surtout pour un client qui est chez nous depuis 33 ans", relève LCL, confirmant que chaque opération bancaire est tracée.
"Un RIB n'arrive pas par hasard sur un compte. Alors, soit nos services vont revenir vers eux pour avoir des informations complémentaires, soit ils recevront directement une bonne ou une mauvaise nouvelle dans un courrier argumenté avec les explications détaillées. Ce qui peut prendre un peu de temps, ces dossiers étant toujours très compliqués à traiter", certifie LCL précisant "communiquer de plus en plus sur les règles de sécurité à respecter. Tout ce qui est sécurité et protection est notre priorité absolue. Les clients doivent faire plusieurs codes, on a des alertes de précautions sur nos canaux de connection, etc… D'ailleurs, globalement les cas de fraude deviennent de plus en plus marginaux même si on a tous autour de nous quelqu'un qui a subi une escroquerie", conclut la banque.
C. S.
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À Galactoire: qu'est-ce que le CS, SVP?
M'est arrivé la même aventure.
Remboursement immédiat.
Tout dépend de la banque et de l'intelligence de ses services.
Je ne suis pas au LCL (ni à la british Petroleum)…
Rien à voir avec la banque, une enquête est menée et si la fraude est liée à une négligence du titulaire du compte bancaire, aucun remboursement ne sera effectué (par exemple des paiements effectués avec le code confidentiel de la CB, ou virement effectué avec l'identifiant et le mot de passe
et confirmé avec le code confidentiel envoyé par sms). La banque remboursera que si la fraude est avérée et non liée à une négligence de votre part.
Si l'opération s'est faite avec utilisation du CS, remboursement immédiat avec pénalité de 50 €.
Sauf si la banque démontre la fraude du titulaire, et non sa négligeance.
Art. L.133-19 et 20 du code monétaire et financier
Le titulaire d’une carte de paiement perdue, volée ou utilisée frauduleusement ne peut pas réclamer à sa banque le remboursement des paiements qu’il n’a pas autorisés s’il n’a pas satisfait intentionnellement ou par négligence grave à ses obligations, notamment celle de prendre toute mesure raisonnable pour préserver la sécurité de ses dispositifs de sécurité personnalisés (code confidentiel, identifiant et mot de passe, etc…).
Depuis le 03 mars ?
Combien de ponts ou de viaducs dans cette banque ?

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